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Assez de persécution à l'encontre des hommes libres en Algérie !

Assez de persécution à l'encontre des hommes libres en Algérie !

Communiqué concernant le harcèlement judiciaire des syndicalistes
et des militants des droits de l'homme en Algérie

Plusieurs militants des droits de l'homme et syndicalistes comparaissent aujourd'hui devant la Cour de Bab El Oued à Alger pour répondre à l'accusation « d'incitation à attroupement non armé », suite à leurs efforts pour mobiliser un large soutien au militant syndicaliste Abdelkader Kherba qui avait été arrêté pour avoir manifesté sa solidarité avec les greffiers en grève de la faim.

Cette procédure répressive implique :

  • Yacine Zaid, militant des droits de l'homme et syndicaliste ;
  • Abdou Bendjoudi, militant dans le Mouvement des Jeunes Indépendants pour le Changement ;
  • Othmane Aouameur, militant au sein du Réseau de Défense de la Liberté et la Dignité (RDLD) ;
  • Lakhdar Bouzini, militant syndicaliste affilié au SNAPAP.

Ces harcèlements touchent aussi Meziane Abane, membre du RDLD, et Rachid Arkat syndicaliste autonome. Le premier est convoqué devant le juge d'instruction du tribunal de Bouira, alors que le second est convoqué à la brigade de gendarmerie de Koléa.

Ces poursuites judiciaires, à l'encontre des militants, des syndicalistes et des activistes politiques en Algérie, s'inscrivent dans le cadre d'une politique de répression de toute force de contestation non-violente ; l'exemple de Yacine Zaid en est l'illustration, puisqu'il a été convoqué à plusieurs reprises par la police, en raison de sa participation à la mise en place des syndicats autonomes. Dans la même logique répressive, le militant Abdelkader Kherba a fait l'objet d'une condamnation pour avoir été solidaire avec des grévistes. Le cas du jeune militant Tarek Maamri, qui risque une condamnation à trois ans de prison suite à ses appels pacifiques au boycott des élections du 10 mai dernier, est un cas inquiétant ; il s'agit d'une grave atteinte aux libertés politiques les plus fondamentales.

Abdallah Benaoum, membre du Conseil national du mouvement Rachad et membre du Comité de suivi de la « Plateforme nationale pour un changement radical et démocratique en Algérie », est en grève de la faim depuis quinze jours pour protester contre un jugement politique qui l'a condamné à six mois de prison ferme suite à une accusation fabriquée de « tentative de filmer dans une salle de tribunal ». Cette accusation que réfute Abdallah Benaoum est une punition à ce dernier pour avoir osé filmer des citoyens protestataires dans la wilaya de Relizane quelques jours auparavant.

Ali Belhadj, pour sa part, fait l'objet d'arrestations répétitives et de harcèlement continu, et ce pour oser exprimer ses opinions sur les affaires publiques dans le pays.

Beaucoup d'autres citoyens algériens subissent toutes sortes de pression policière et judiciaire à cause de leur engagement politique.

Le mouvement Rachad considère que la justice n'a jamais été équitable en Algérie ; cette dernière a été utilisée comme un moyen de répression et d'intimidation dans la main d'un pouvoir despotique, corrompu et corrupteur, notamment après le coup d'Etat de 1992 qui a consacré un régime qui ne tolère aucun contradicteur ou opposant politique.

Le mouvement Rachad condamne fermement ces actes d'intimidation systématique et continue et affirme son engagement à ne ménager aucun effort pour défendre et soutenir tous les défenseurs du droit du peuple algérien à réclamer sa liberté, sa dignité et son droit à une justice équitable, sans sélectivité ni exception aucune. Le mouvement œuvre avec tous les Algériens honnêtes pour fonder un Etat de droit et de bonne gouvernance qui serait au service de la société algérienne sans exclusion.

Secrétariat du Mouvement Rachad

 

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